Les outils de la P.S.Q.

La pratique est adaptée au contexte et à la personne. Trois outils sont disponibles ; la relaxation, le yoga nidra, la méditation. Des apports théoriques sur le fonctionnement de l’esprit seront développés.

  • La relaxation

Relaxer, c’est rendre libre ; comme un détenu relaxé. Ici le gardien de la prison est aussi le détenu. Il autolibère ce qui est bloqué, en s’ouvrant à ce qui a été ignoré. Retournant le regard vers « l’intérieur », il voit ce qui échappe à son regard superficiel. Une séance dure de 45’ à 1 h, la plupart du temps couché. La relaxation se situe à trois niveaux, physique, mental et émotionnel ; elle crée une forte réduction des tensions et permet une vitalité accrue. Avec le temps, la détente s’installe ; les sens s’ouvrent, le mental devient stable comme l’eau au fond des océans. Cet état permet d’accueillir plus facilement ce qui se présente dans l’instant

  • Le yoga nidra

Nommé yoga du sommeil et du rêve, c’est une pratique d’éveil, favorisant la lucidité dans un état de conscience entre veille et sommeil. Elle se déroule allongé au sol, dans une succession de phases dont chacune contribue à l’objectif visé. La séance dure 1 h 30 à deux heures. Elle débute par une relaxation profonde, suivie d’une rotation de conscience. Une phase d’attention au souffle précède un travail sur les sensations par couple d’opposés. La production d’images rapides introduit au rêve éveillé. La séance se termine par une récapitulation des expériences faites pendant la pratique. Le souhait prononcé en secret en début de séance imprègne le travail effectué.

  • La méditation de pleine conscience

En usage dans les grandes traditions spirituelles et plus particulièrement orientales, la méditation est aujourd’hui une notion « fourre tout ». Il en existe un grand nombre. Toutes ont pour objectif une prise de distance avec les comportements réactifs, compulsifs. La méditation signifie pose, silence, regard intérieur. Elle part d’une intention de mieux être pour soi et pour les autres. Accéder à l’état de stabilité nécessite régularité dans la pratique. Dans sa dimension « fourre tout » peuvent aussi se glisser des représentations erronées confondant méditation avec évasion, acquisition de pouvoir, travail sur l’imaginaire, accès à un état de non pensées…

Nous aborderons la méditation comme un exercice de calme mental. Comme la lumière d’une lampe à huile contribue à éclairer l’obscurité , la méditation éclaire nos illusions.

  • Initiation au fonctionnement de l’esprit

Il s’agit d’entrer en contact avec les tendances psycho-physiques à l’œuvre en chacun de nous : la colère, l’orgueil, la jalousie, le désir sensuel et l’ignorance. Ces 5 tendances constituent la ramure de nos émotions perturbatrices. L’une d’entre elles est dominante et influence notre manière de rentrer en résonance avec le monde. La connaître permet d’enclencher avec plus de précision le travail sur soi. Notre négativité n’est plus rejetée;  elle devient une porte d’accès aux tendances positives. Un retournement s’opère. Les postures nous en révèlent  les contenus énergétique, émotionnel, mental, corporel. Dans la tradition du bouddhisme tibétain, ces pratiques conduisent aux 5 sagesses de l’esprit. Ici, nous en resterons à la phase initiation du niveau psycho- physique.